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ALLAIN Carine

ALLAIN Carine

Clairvoyante. Co-fondatrice de ACTE et SENS.


Vers une appartenance plurielle: trouver les ressources dans ses lignées

Publié par Carine Allain sur 13 Février 2026, 18:30pm

Chaque individu s’inscrit dans des lignées.
Non comme une identité figée, mais comme un ensemble de ressources disponibles, parfois reconnues, parfois dévalorisées.

Cetains parlent d'une lignée de femmes et d'une lignée d'hommes qui structurent le collectif humain depuis longtemps. Mais qui aujourd'hui, ne fonctionnent plus comme des appartenances exclusives.

Un homme appartient aussi à une lignée de femmes.
Une femme appartient aussi à une lignée d’hommes.

Chaque individu est traversé par les deux lignées.


Les pièges de l’identification

Dans les représentations collectives, on parle volontiers de fille de la mère ou de fils du père pour désigner une continuité visible, une proximité de fonctionnement ou de posture.

Mais ces expressions ont aussi leurs versions dévalorisantes dans la fille à papa, le fils à maman.

Ces formules ne décrivent pas une réalité réelle et individuelle.
Elles fonctionnent comme des étiquettes sociales majoratives ou péjoratives, utilisées lorsque quelqu’un manifeste des ressources issues de la bonne ou la mauvaise lignée.

Un homme trop sensible, intuitif , créatif ou émotionnel sera facilement qualifié de fils à maman.
Une femme trop affirmée, structurée, décidée ou orientée vers l’action sera rapidement désignée comme fille à papa.

Ce qui est alors pointé du doigt n’est pas un excès, mais une circulation entre lignées que le collectif peine encore à reconnaître.


Les lignées comme réservoirs de ressources

Les lignées — féminines comme masculines —  portent des ressources fondamentales :

  • manières de ressentir,

  • capacités d’action,

  • formes de structuration,

  • rapports au vivant et à la matière.

Ces ressources ne sont ni exclusives, ni hiérarchisées.
Elles circulent, se transmettent et se recomposent à travers de chaque individus.


Quand la lignée devient une identité rigide

La difficulté apparaît lorsque la lignée est transformée en identité fermée.

L’individu est alors sommé de correspondre à ce que sa lignée est censée représenter, et toute expression venant de "l’autre lignée" est perçue comme une anomalie.

C’est à cet endroit que naissent les jugements, les étiquettes, et les malentendus.

Non parce que l’individu se trompe, mais parce que le cadre collectif n’intègre pas encore pleinement la pluralité des transmissions.


Réintégrer la double appartenance

Reconnaître que chacun appartient à la fois à une lignée de femmes et à une lignée d’hommes permet de sortir de ces lectures réductrices.

Un homme peut mobiliser des ressources issues de la lignée des femmes sans être disqualifié.
Une femme peut mobiliser des ressources issues de la lignée des hommes sans être enfermée dans une étiquette.

À cet endroit, la lignée redevient ce qu’elle est :
un socle de transmission, pas une frontière.


De l’appartenance à la singularité

Lorsque cette double appartenance est intégrée, l’individu cesse de se définir par conformité ou par opposition.

Il ne cherche plus à entrer dans une case.
Il s’autorise à composer avec l’ensemble de ses ressources.

Les lignées ne sont plus vécues comme des cadres contraignants,
mais comme des réserves vivantes dans lesquelles chacun peut puiser.


Au croisement des lignées

Les lignées des femmes et des hommes ne divisent pas.
Elles enrichissent.

Chaque individu appartient aux deux.
Et c’est précisément dans cette pluralité que résident ses ressources les plus profondes et que se trouve la richesse du parcours humain.

Et c’est dans cette double appartenance assumée que l’individu se révèle,
non comme une identité héritée, mais comme une présence singulière.


RDV INDIVIDUELS avec Carine ALLAIN
STAGE 3 JOURS À MOOREA SEPT 2026
Autres actualités (www.acte-et-sens.fr)
 

 

Il est un passage, un lieu de recomposition, où les transmissions féminines et masculines cessent d’être des cadres pour devenir des ressources.

Carine Allain

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